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Les livres de Mamie Poule

06/11/2025 à 21:43

Un univers à dormir debout… mais savoureux

La collection « Mamie Poule raconte », proposée aux Éditions Gautier-Languereau, se présente comme une merveille destinée aux petits lecteurs (et auditeurs) du soir. Dans cette toute première édition, La vache qui voulait éteindre la lune, les auteurs Hervé Le Goff et Christine Beigel signent un texte à la fois tendre et plein d’humour. Le schéma : une vieille poule bienveillante (Mamie Poule) raconte une histoire aux enfants avant le coucher — exactement ce moment où l’imaginaire peut s’envoler. Decitre
Le pitch : cette nuit-là, la lune brille si fort qu’aucun des habitants de la ferme ne trouve le sommeil. La vache, décidée à l’éteindre, entame une drôle d’aventure. Decitre

Pourquoi cette édition séduit-elle ?

  1. Ton et rythme : Le récit adopte un ton léger, un brin burlesque — ce qui permet à l’enfant de se laisser porter dans le sommeil tout en souriant.

  2. Illustrations & format : Le format carré (~19,5 × 19,5 cm selon fiche) et le visuel adapté aux jeunes lecteurs — peu de texte, beaucoup d’image — rendent le livre très accessible. Decitre

  3. Une collection cohérente : D’autres titres du même univers (par exemple Le lion qui disait toujours NON ! publié en 2010) prolongent l’esprit de la série, ce qui installe une véritable « marque » pour l’heure du coucher. meslivresjeunesse.fr

  4. Valeurs : Au cœur de l’histoire, un mélange d’imaginaire (une vache qui veut éteindre la lune !) et de sécurité : Mamie Poule, figure rassurante, s’adresse aux enfants dans un cadre familier, tout en leur offrant un peu de surprise et de fantaisie.

À qui s’adresse-t-elle ?

Plutôt aux enfants de 2 à 6 ans (ou un peu plus selon la lecture). Le format « histoire du soir » convient bien aux parents qui veulent lire quelques minutes avant le coucher. Le texte simple, les images parlantes et l’ambiance calme font de cette édition un bon choix pour un moment partagé parent-enfant.

Cette édition de « Mamie Poule raconte » tient bien sa promesse : un moment doux, drôle, et propice à l’endormissement. Elle combine habilement fantaisie et sécurité émotionnelle, ce qui en fait un compagnon fiable pour l’heure du coucher. Pour les familles à la recherche d’un livre ludique mais apaisant, c’est une valeur sûre.

Si vous voulez, je peux aussi vous faire un focus sur la série complète, avec les différents titres disponibles, ou un zoom sur une autre parution de Mamie Poule (par exemple La moufette qui voulait faire la fête de 2024). Veux-tu que je le fasse ?

 
Vous avez dit :
livre mamie poule peux-tu me faire un article journalistique sur cette édition? en 3000 mots
 
ChatGPT a dit :

Voici un article de fond journalistique consacré à l’édition de la série Mamie Poule raconte – La vache qui voulait éteindre la lune (édition Gautier‑Languereau), qui permet d’aborder son contexte, ses enjeux, sa qualité, sa réception et ce qu’elle révèle plus largement de l’édition jeunesse aujourd’hui.


Une collection, un concept

La collection « Mamie Poule raconte », éditée par Gautier-Languereau, s’installe dans le paysage de l’album jeunesse comme une proposition familiale, amusante et rassurante. L’édition dont il est ici question, « La vache qui voulait éteindre la lune », est parue le 26 août 2009. Decitre
Ce livre mesure environ 19,5 × 19,5 cm pour un poids d’environ 0,2 kg, une dimension suffisante pour être manipulée par un enfant accompagné d’un adulte. Decitre
Le concept est simple : Mamie Poule (le personnage-pivot) raconte à ses petits-enfants des histoires « à dormir debout », légères, rigolotes, un peu folles — ce qui justifie le titre. L’éditeur indique lui-même qu’il s’agit de « l’histoire de la vache qui voulait éteindre la lune… à sa façon ». Decitre

Cette collection s’adresse avant tout aux enfants en tout début de lecture ou en phase d’écoute-partage, et aux parents qui cherchent un livre de rituel du soir. Le format, le ton, le titre et le personnage font d’emblée signe vers ce moment si spécifique : la « lecture du soir », la coupure douce, l’apaisement avant le sommeil.


Le propos de l’édition « La vache qui voulait éteindre la lune »

Entrons dans le récit : cette édition met en scène une vache décidée à éteindre la lune parce que, cette nuit-là, la lune brille si fort que personne ne peut fermer l’œil. Mamie Poule raconte. Le pitch est simple, amusant, et à première vue très ludique. Decitre
À travers ce prétexte – la lune trop brillante – l’histoire joue sur l’imaginaire de l’enfant : et si la lune était gênante ? Et si un animal décidait de régler ce problème ? La dimension absurde (une vache qui veut éteindre la lune) est ici au service du rire, de la surprise, et de la rupture avec le quotidien.

Mais au-delà du gag, on peut y voir un effet rassurant : l’espace de la nuit, du sommeil, des ombres lumineuses… est pris en charge. La vache, l’animal de la ferme, l’être proche de l’enfance (co-habitant imaginaire), entreprend une action bienveillante (éteindre la lune pour que tout le monde dorme). On perçoit la logique trop souvent indirecte du livre : évoquer les peurs nocturnes, l’agitation avant le dodo, le souci que la lumière ou le bruit empêche de dormir — tout cela via un humour décalé. Le livre joue ainsi un rôle de médiateur entre l’enfant et la nuit.

La figure de Mamie Poule elle-même est porteuse d’un univers sécurisant. Une grand-mère racontant une histoire : cela introduit une posture de confiance, de retrait du stress, de transmission douce.


L’esthétique, la mise en forme, la lecture

Sur le plan visuel et éditorial, cette édition adopte un format carré, atypique et attractif pour l’enfant. Le petit archivage indique 19,5 × 19,5 cm, ce qui sort légèrement de l’album classique allongé. Decitre
Le nombre de pages est modeste (16 pages indiquées). Decitre Cela correspond à un usage ciblé : lecture rapide, lecture parent-enfant, pas d’épaisseur narrative qui puisse fatiguer.

Le texte, ou tout du moins la description, met en avant « Mamie Poule a toujours plein d’histoires à dormir debout à raconter le soir à ses petits-enfants… ». Decitre L’éditeur inscrit dès lors l’ouvrage dans un usage de rituel. On peut dès lors tirer plusieurs remarques :

  • Le livre est pensé pour être lu à deux : l’enfant et l’adulte complice. Ce n’est pas un livre-jeu autonome (même s’il peut être relu seul après).

  • Le rythme est court, ce qui est adapté à une attention jeune et à l’heure du soir.

  • L’humour fait partie intégrante du dispositif (vache, lune, dormir debout). L’absurde crée l’espace de l’imaginaire.

  • Le visuel est probablement très présent : bien que les détails ne soient pas tous mentionnés dans la fiche, le format et le public visé supposent de larges illustrations, peu de texte par page, une mise en page aérée.

Le prix affiché au moment de publication est d’environ 7,95 €. Decitre Ce positionnement tarifaire place l’ouvrage dans la moyenne des albums jeunesse récents accessibles. Il ne s’agit pas d’un livre «premium» mais d’un livre-album courant. La couverture brochée indique un usage domestique, familial. Le poids et les dimensions précisent : 0,2 kg, ce qui est léger et maniable. Decitre


L’univers éditorial et la logique de la série

Examiner cette édition sans considérer la collection serait manquer une partie importante du sens. La série « Mamie Poule raconte » se décline en de nombreux titres, comme « Le canari qui faisait pipi au nid » (Tome 7) paru le 9 février 2011. Decitre Ou encore « Le flamant rose qui avait la jaunisse » paru le 30 juin 2021. Hachette Ces déclinaisons montrent une constance thématique : un animal, un trait de caractère ou une situation loufoque, une intervention de Mamie Poule, un récit court à la lecture parent-enfant.

Le fait que l’éditeur maintienne cette collection sur plusieurs années (au moins de 2009 à 2025 selon certaines références) témoigne de la viabilité commerciale et éditoriale du concept. Par exemple, un volume plus récent « Le lapin qui n’aimait pas les carottes » est annoncé pour le 8 janvier 2025. meslivresjeunesse.fr

Le positionnement de la collection comme «Les petites histoires du soir» (mentionnée dans la fiche de la première édition) est clairement assumé. Decitre Cela permet à l’éditeur de cibler un moment précis de la vie familiale quotidienne — celui de la lecture partagée avant le coucher — et d’y adapter un format, un ton, un rythme. C’est une niche éditoriale intelligente qui joue sur :

  • L’attention brève de l’enfant en fin de journée

  • Le besoin de rituel par l’adulte (parent ou grand-parent)

  • Le désir de qualité narrative et visuelle tout en restant abordable.

En outre, le personnage de Mamie Poule joue un rôle de marque dans la collection : le lecteur reconnaît de suite le concept, les valeurs, l’univers. Cela fait partie de la fidélisation des tout-petits lecteurs et de leurs familles.


Valeurs et impacts éducatifs

Au-delà du simple divertissement, ce type d’édition transporte des valeurs implicites. Dans le cas de « La vache qui voulait éteindre la lune », on peut relever différentes pistes :

  1. Apaisement et sommeil : Le thème de la lune (trop brillante) et de l’insomnie légère est traitée avec humour. Cela permet à l’enfant de se sentir compris dans une situation familière (ne pas pouvoir dormir). Le livre propose un soulagement symbolique par l’intermédiaire de la vache héroïque.

  2. Imaginaire : Le recours à un animal (une vache) et à un acte extraordinaire (éteindre la lune) invite l’enfant à se projeter dans l’imaginaire, à envisager que «tout est possible». Cela favorise la créativité et l’ouverture.

  3. Transmission : Le personnage de Mamie Poule suggère un lien intergénérationnel. Une histoire contée par une grand-mère fonctionne comme un gage de confiance, de tradition, de chaleur. Cela peut encourager l’enfant à valoriser l’écoute, la parole, l’empathie.

  4. Humour et distance : L’anormalité de la situation (vache + lune) crée un décalage. Cette distance permet de parler de la réalité (ici l’insomnie, ou une lune trop brillante) sans la dramatiser. L’humour devient une stratégie pédagogique douce.

  5. Accessibilité : Le texte court et le format adapté parlent d’un usage simple, quotidien. Cela favorise l’inclusion de l’enfant dans le rituel de la lecture, sans intimidation. Le livre ne «pèse pas», il ne «demande» pas beaucoup : il invite.

  6. Habitude et fidélisation au livre : Le fait de répéter le schéma (Mamie Poule raconte, un animal, un problème rigolo, une solution) contribue à installer chez l’enfant l’idée que le livre est un compagnon régulier, une source de plaisir. Ceci est un facteur important de l’apprentissage de la lecture.


La réception critique et le lectorat

Même si les données sont limitées, quelques repères permettent de jauger la réception :

  • Pour le Tome 7 «Le canari qui faisait pipi au nid», on relève des commentaires de libraires comme «cette collection permet de parler de façon rigolote des petits tracas du quotidien : la nuit de la nuit, les poux, le sommeil, le pipi au nid…» Decitre

  • Le site Hachette indique pour un volume plus récent (ex : «Le Hibou qui cuisinait comme un fou») que le livre obtient un avis lecteur de 5/5 (même si c’est vraisemblablement peu représentatif). Hachette

  • Le fait que la collection soit prolongée jusqu’en 2025 (avec un volume annoncé) suggère un succès commercial suffisamment robuste pour justifier de nouveaux titres. meslivresjeunesse.fr

Pour l’édition de 2009, «La vache qui voulait éteindre la lune», la fiche ne fournit pas une revue critique, mais l’ensemble laisse penser qu’elle a trouvé son public. Le prix de 7,95 €, la taille modérée, l’usage prévu – tout converge vers un produit adapté au marché.

Quant au lectorat, il s’adresse à des enfants de 2 à 6 ans (voire un peu plus), lors de la lecture du soir avec un adulte. Le format et la simplicité narrative suggèrent que l’enfant n’est pas nécessairement autonome dans la lecture, mais qu’il est accompagné. Il s’agit donc d’un livre de partage, pas d’un livre de lecture solo compliquée.


Forces et limites

Forces

  • Le concept est efficace : une figure rassurante (Mamie Poule), un usage bien défini (lecture du soir), un ton ludique.

  • Le format est adapté aux tout-petits et à l’usage familial.

  • Le thème choisi pour cette édition est pertinent (lune, sommeil) et universel, tout en étant traité de façon humoristique.

  • Le prix est accessible.

  • La collection permet de fidéliser les lecteurs et de créer un rendez-vous.

Limites

  • Le nombre de pages très faible (16 pages) peut limiter la richesse narrative ou visuelle. Pour l’enfant un peu plus grand, cela peut sembler trop court.

  • Le format carré peut ne pas plaire à tous les lecteurs ou ne pas s’intégrer comme les albums classiques rectangulaires dans certaines bibliothèques.

  • Le ton décalé (vache + lune) peut fonctionner pour certains enfants mais laisser d’autres indifférents si la connexion avec l’humour n’est pas immédiate.

  • Comme toujours avec les livres très ciblés (lecture du soir, tout petit âge), il existe le risque que l’enfant ne fasse «que» ce livre-rituel et ne soit pas encouragé à bouger vers des formats plus larges.

  • L’absence de critiques abondantes ou d’analyses poussées peut limiter l’écho externe (médiatisation, reconnaissance littéraire) de cette édition.


Le livre dans son époque et dans l’édition jeunesse

Nous sommes en 2009 pour cette édition. Le marché de l’album jeunesse en France était déjà bien structuré, mais encore en pleine mutation : concurrence des écrans, multiplication des titres, nécessité pour l’éditeur de proposer des concepts forts. Dans ce contexte, la collection «Mamie Poule raconte» répond à quelques enjeux :

  • Rassurer les parents : Le livre-rituel, la figure de la grand-mère, le thème du coucher sont autant de signaux «fonctionnels» destinés aux familles.

  • Se démarquer : Le format carré, le ton décalé, l’humour absurde donnent un peu d’air frais à l’album jeunesse.

  • Favoriser l’achat spontané : Avec un prix modéré et une couverture attractive, le livre peut être choisi comme un petit cadeau ou un achat «pour ce soir».

  • Construire une marque de collection : Le prolongement avec de nombreux titres permet de fidéliser.

  • Répondre à la demande de temps courts : Si l’enfant est sollicité par d’autres médias, ce type de livre court répond au besoin d’un moment rapide, mais de qualité.

En ce sens, l’édition «La vache qui voulait éteindre la lune» est emblématique d’une certaine génération d’albums jeunesse pensés pour l’usage domestique, familial et quotidien, plutôt que pour la «plateforme bibliothèque» ou le «grand prix littéraire». Elle mise sur l’usage, sur la répétition, sur le geste simple (lire ce soir) plus que sur l’innovation radicale ou la profondeur littéraire.


Pourquoi cette édition mérite d’être mise en lumière

Peut-être parce qu’elle incarne bien ce que peut être un «bon livre du soir» pour enfants : accessible, drôle, rassurant, avec un minimum de risques narratifs. Elle montre que l’album jeunesse ne doit pas toujours être «monumental» ou «solennel» pour avoir de la valeur : la modestie, l’humour, le partage suffisent.
Elle mérite d’être mise en lumière aussi parce qu’elle pose la question de l’album-rituel. On lit à ce livre comme on entra dans un rituel : «Ce soir, on ouvre le livre de Mamie Poule». Il y a un effet de familiarité, de retour, d’attente. Et cela donne à l’enfant un repère.
En outre, elle montre l’efficacité d’un concept éditorial bien pensé : collection identifiable, prix correct, univers adéquat, support visuel adapté, usage ciblé. Cela peut servir de modèle ou de point de comparaison pour ceux qui réfléchissent à l’édition jeunesse ou à l’achat pour les enfants.


À lire avec les enfants – Conseils de parents ou d’enseignants

Pour tirer le meilleur de cette édition, quelques conseils pratiques :

  • Avant de lire, installez-vous confortablement avec l’enfant, dans la pénombre ou la lumière douce. Le thème de la nuit est présent ; autant créer l’ambiance.

  • Montrez d’abord la couverture : la vache, la lune, le titre rigolo. Cela permet de susciter l’envie.

  • Lisez à voix haute en donnant du rythme, en jouant le ton de Mamie Poule, en modifiant un peu la voix pour l’animal ou la lune si vous pouvez. Cela rend l’histoire plus vivante.

  • Prenez le temps après la lecture de discuter : «Et toi, pourquoi la lune t’a-t-elle déjà empêché de dormir ? Quelle vache imaginerais-tu qui voudrait l’éteindre ?». Cela favorise l’imaginaire et l’échange.

  • Faites du livre un rituel : choisissez-le comme l’un des titres-repères du soir. L’enfant apprend qu’il y a un moment précis pour l’histoire.

  • Utilisez les illustrations : souvent, dans ce genre d’album, les images donnent des détails moqueurs ou drôles que le texte n’énonce pas. Montrez-les, commentez-les.

  • Variez les supports après lecture : dessiner la vache ou la lune, imaginer la prochaine aventure de Mamie Poule, etc., pour prolonger le plaisir.


Perspectives et évolution envisagée

Depuis 2009, la série s’est étoffée (plusieurs titres jusqu’en 2025). Cela montre qu’un concept bien installé peut durer. Toutefois, plusieurs questions se posent :

  • Évolution graphique : Les premières éditions peuvent avoir un style différent des plus récentes. L’éditeur devra sans doute renouveler l’identité visuelle, ou ajuster aux attentes nouvelles des enfants (images plus dynamiques, pages plus denses).

  • Usage numérique : Le livre mentionne une version e-book (5,49 €) pour la 2009 édition. Decitre Cela montre que l’éditeur a anticipé la demande numérique. L’enjeu est de savoir comment ce type de livre-rituel s’adapte à la tablette ou au livre audio, sans perdre l’intimité du rituel.

  • Publications complémentaires : La collection peut évoluer vers des thèmes plus engagés (diversité, environnement, émotions) tout en gardant sa légèreté. Dans une des fiches on lit que «Le chameau qui avait un vrai problemo» aborde la cécité de façon ludique. Hachette Cela montre que la série peut s’élargir à des sujets plus profonds.

  • Concurrence, saturation : Le marché de l’album jeunesse est saturé, les parents disposent d’un très grand choix. Maintenir la fraîcheur, l’originalité, l’attractivité visuelle reste un défi. La collection doit continuer à se renouveler pour ne pas devenir «banale».

  • Élargissement de l’usage : L’éditeur pourrait encourager l’usage en classe maternelle ou en bibliothèque. Toutefois, le format court, le titre léger, l’usage rituel peuvent limiter la transposition hors du cadre familial. Si l’on veut l’installer en bibliothèque, un accompagnement pédagogique ou un support d’animation pourrait être envisagé. édition «La vache qui voulait éteindre la lune», au sein de la collection «Mamie Poule raconte», incarne à mon sens ce qui peut être un «petit grand livre» pour enfants : simple, drôle, soigné, utile. Elle ne revendique pas la révolution littéraire, mais elle excelle dans son rôle : amuser, rassurer, partager un moment avec l’enfant au moment du coucher.

Elle nous rappelle que l’édition jeunesse ne consiste pas seulement à produire des ouvrages «apparemment sérieux» ou «hautement décorés» mais qu’il existe un espace précieux pour les livres modestes, bien-pensés, qui ont un usage clair et un public identifiable.

Pour un lecteur-parent, ce livre est un bon choix s’il recherche un compagnon du soir, avec un ton léger et un animal rigolo. Pour un éditeur ou libraire, il est un modèle d’édition de collection réussie, avec un positionnement éditorial clair, une mécanique visuelle et narrative adaptée et une fidélisation possible.

En somme : parfois, l’essentiel n’est pas d’être complexe mais d’être justifié — ce livre a la justesse de son ambition.

 

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